1. Description morphologique (Macroscopie)
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Ascocarpe (Mascotte / Clavule)
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Mesure entre 2 et 7 cm de hauteur totale. L'espèce est stipitée, en forme de clou, de petite masse ou de spatule étroite (claviforme à subcapitée). La partie fertile supérieure (la tête) représente environ un tiers de la hauteur globale, mesure 2 à 5 mm de largeur, est comprimée latéralement et souvent sillonnée verticalement. Sa couleur est noir profond à brun-noirâtre sombre, mat et devenant légèrement luisant avec l'humidité.
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Stipe (Pied) :
Cylindrique, parfois légèrement squamuleux ou furfuracé au sommet, mesure 1,5 à 3 mm de diamètre. De couleur noire à brun foncé, il est sec, ferme, et s'insère directement dans la mousse ou la litière.
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Chair :
Mince, tenace, cartilagineuse, de couleur blanchâtre à grisâtre-brunâtre à la coupe.
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Odeur et saveur :
Indistinctes ou légèrement terreuses ; sans intérêt culinaire.
2. Caractéristiques microscopiques
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Asques :
Claviformes, octosporés (contenant 8 ascospores), inoperculés, mesurant environ 150-200 × 15-20 µm. L'apex réagit positivement aux réactifs iodés (I+ / Réaction de Lugol).
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Ascospores :
Allongées, cylindriques à fusiformes, légèrement arquées ou droites, brun sombre à maturité. Elles mesurent typiquement 60-90 × 5-7 µm et possèdent généralement 7 septas (cloisons) à maturité complète.
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Paraphyses :
Nombreuses, septées, cylindriques, dépassant légèrement la hauteur des asques. Les cellules apicales sont élargies ou recourbées en forme de crosse/crochet, teintées de brun pigmenté à leur sommet.
3. Écologie, habitat et distribution
Geoglossum umbratile est une espèce saprotrophe, principalement terricole et muscicole.
- Habitat : Pelouses maigres non amendées, prairies oligotrophes, landes à callunes, mousse humide et clairières de forêts de feuillus ou de conifères.
- Fructification : Principalement en automne (de septembre à novembre).
- Rareté : Espèce assez rare, considérée comme un bon indicateur de la qualité écologique et de la pauvreté en nutriments des milieux prairiaux (espèces dites « CHEGD »).
4. Bibliographie
Références bibliographiques :
Annals of Botany 11, Massee (1897) page 251 (nom employé : Geoglossum peckianum f.barlae)
Beitr.Kennt.P.Mitteleuropas 5, Senn-Irlet (1989) page 194 (nom employé : Geoglossum umbratile)
Biblioth.Myc.116(Hel.Austral.), Spooner (1987) page 96 planche 3 (nom employé : Geoglossum umbratile)
BSMF 112(1), Mornand & Pean (1996) page 50 (nom employé : Geoglossum umbratile)
Champignons de Suisse 1, Breitenbach & Kränzlin (1981) page 130 planche 132 (nom employé : Geoglossum nigritum)
Doc.Myc.,fasc.98-100 (Bon), Ohenoja E. (1995) page 289 (nom employé : Geoglossum umbratile)
Doc.Myc.76, Beltran & al. (1989) page 43 (nom employé : Geoglossum umbratile)
Fungi Italici, Saccardo (1883) page 345 planche 1323 (nom employé : Geoglossum umbratile)
Lloydia 7(2), Tai F.L. (1944) page 147-148 planche fg.10,32 (nom employé : Geoglossum elongatum)
Lloydia 7(2), Tai F.L. (1944) page 150 (nom employé : Geoglossum nigritum v.cheoanum)
Lloydia 7(2), Tai F.L. (1944) page 150 (nom employé : Geoglossum umbratile)
Michelia 1(4), Saccardo (1878) page 444 (nom employé : Geoglossum umbratile)
Mycotaxon 67, Zhuang W.Y. & Wang (1998) page 24 (nom employé : Geoglossum umbratile)
Sylloge Fungorum Sinicorum, Tai F.L. (1979) (nom employé : Geoglossum elongatum)
Sylloge Fungorum Sinicorum, Tai F.L. (1979) (nom employé : Geoglossum nigritum v.cheoanum)
Z.f.M., Beiheft 6, Baral & Krieglsteiner (1985(86)) page 6 (nom employé : Geoglossum umbratile)
5. Confusions possibles
- Geoglossum cookeianum : S'en distingue par des spores plus courtes et une écologie souvent liée aux milieux sableux ou dunaire.
- Geoglossum glabrum : Possède des paraphyses dotées de segments apicaux moniliformes (en forme de grain de chapelet).
- Trichoglossum hirsutum : Présente des poil sombres (sètes) très visibles sous la loupe sur toute la surface de l'ascocarpe.